Stratégie nutritionnelle de santé digestive et générale

Santé : Notre alimentation moderne est transformée, dénaturée, dévitalisée, frelatée, polluée... Non seulement elle ne remplit plus sa fonction nourricière et de préservation de la santé de notre organisme, mais elle est devenue source de maladies modernes, dites maladie de civilisation, que la médecine moderne n’arrive pas à enrayer. Revenir à une alimentation telle que Dieu nous l’a prévue, et à un mode de vie conforme aux sunan, ces lois qui régissent la Création et règlent notre vie sur terre, est la condition sine qua non pour lutter contre les maladies chroniques dégénératives.

— Rachid Messoudi

INTRODUCTION

Nous devons bien comprendre que notre santé se maintient, non pas par les médicaments des compagnies pharmaceutiques (Big Pharma), mais par une alimentation naturelle telle que Dieu nous l’a créée : c’est-à-dire biologique, non transformée, non raffinée, sans engrais chimiques, sans être aspergée d’insecticides et d’herbicides et sans additifs alimentaires et colorants. Si on transforme notre nourriture un tant soit peu, notre corps ne la reconnait pas, car sa structure n’est plus celle que Dieu a établie à l’origine pour être accepté par nos cellules. Raffiner ou transformer nos aliments un tant soit peu, c’est comme si on disait que Dieu n’a pas bien fait les choses et que l’homme les fait mieux. Cette attitude de l’homme qui s’érige en dieu sur terre est celle de la civilisation occidentale depuis la révolution industrielle. C’est précisément à partir de ce moment-là que les fameuses « maladies de civilisation », les maladies chroniques dégénératives invalidantes ont surgi, causent toujours des ravages et la médecine occidentale chimique ne trouve aucune solution pour les enrayer. On se demande même si les médicaments en usage courant ont été créés pour guérir…

Informez-vous et vous constaterez que je ne dis pas des bêtises.

À la fin de leurs études, les médecins prêtent le sermon d’Hippocrate de soigner avec désintérêt et sans nuire aux patients. Hippocrate est considéré aujourd’hui comme le père de la médecine occidentale moderne qu’on utilise dans nos pays. Hippocrate disait pourtant : « Que ton alimentation soit ton médicament ». Mais la médecine moderne et une bonne partie des médecins ont « oublié » cette recommandation, sous l’influence du tout chimique qui remplit les poches des compagnies pharmaceutiques occidentales (informez-vous des grands scandales des médicaments qui ont tué des milliers de personnes au 20e siècle et qui continuent de tuer — prenez vos responsabilités et évitez d’en être victime un jour !). C’est dire que lorsqu’on est malade le premier réflexe, après certains traitements naturels initiaux (recommandés ici pour vous, ou bien prescrits par un praticien de médecine naturelle), c’est de revenir à une alimentation naturelle non polluée, non transformée. Revenir à certaines notions de base dans l’alimentation et dans le mode de vie, vous permettra de traiter avec une efficacité étonnante un grand nombre de maladies. « L’alimentation d’hier doit prendre une grande place dans la médecine de demain », nous dit le docteur Jean Seignal et qui a passé une bonne partie de sa vie à étudier les relations entre alimentation et santé.

C’est-là le but de l’émission Dwakoum fi Yeddikoum d’Al-Magharibia.

En effet, à travers cette émission, nous visons à informer les Maghrébins, partout où ils se trouvent, et à leur donner les moyens de se prendre en charge dans la vie quotidienne en vue d’éviter les maladies graves ou de les soigner. Il s’agit pour nous, en somme, de responsabiliser les gens les malades comme les bien-portants, leur faire prendre conscience que ce sont eux les responsables de leur santé et non pas le médecin, que ce sont les remèdes de la nature, de leur cuisine et leur mode de vie qui les protègent des maladies et non pas les médicaments chimiques dont la plupart ont des effets secondaires très néfastes. De nos jours, les maladies graves se répandent rapidement, discrètement encouragées par certains milieux idéologico-financiers, et si nous ne prenons pas nos responsabilités vis-à-vis de nous-mêmes et de nos familles, nous le paierons très cher en tant que personnes, familles et peuples. Alors, n’attendons pas qu’un cancer frappe dans la famille pour ensuite nous faire intoxiquer avec la chimiothérapie ou bien nous faire griller avec la radiothérapie…

Avancer aveuglément vers le précipice ?

Avancer aveuglément vers le précipice ?

Informons-nous et regardons les statistiques :

nous verrons que ni la chimio ni la radiothérapie ne guérissent vraiment, mais, au contraire, ils nous font beaucoup plus de mal que la maladie elle-même. Un cancer sur deux est dû à de mauvaises habitudes alimentaires, nous dit le professeur Henri joyeux, vieux routier de la cancérologie. Alors, allons-nous continuer à faire preuve d’irresponsabilité, d’inconscience même si notre conduite nous mène fatalement au danger ? Allons-nous continuer à jouer avec le feu, à faire la politique de l’autruche et avancer aveuglément vers le précipice ?

En définitive

Le but de notre émission est de remettre en cause notre culture de dépendance totale sur le médecin et sur les médicaments chimiques. Nous devons développer chez nous tous une culture du « compter sur soi-même » en premier lieu, de faire de la prévention. Évidemment, lorsqu’une maladie grave se développe, revenir à une alimentation saine ne suffit pas à elle seule. Les patients doivent, dans ce cas, d’abord et avant tout consulter le médecin conventionnel et éventuellement faire les analyses requises. Mais, la médecine conventionnelle peut s’avérer impuissante : le médecin n’arrive pas à poser un diagnostic certain, ce qui arrive souvent ; les médicaments prescrits s’avèrent inefficaces ou bien causent des effets secondaires dangereux… C’est à ce moment-là qu’il faut agir, sans attendre qu’une maladie devienne impossible à traiter, pour se faire traiter par des médications et thérapies naturelles. Dans ce il faudra une consultation en bonne et due forme chez un praticien diplômé en thérapies naturelles, un traitement bien personnalisé et un suivi.


Ce qu’il faut bien se mettre dans la tête d’emblée c’est que les maladies chroniques dégénératives, une fois déclarées, ne sont pas une fatalité inévitable.

Le docteur Alexandre Salmanoff, médecin privé du leader soviétique Lénine et de sa famille, et fondateur de la capillothérapie, affirme qu’il n’y a pas de maladies incurables.

Nous sommes de cet avis également, car les preuves de guérisons dans des pathologies lourdes ne manquent pas, même dans les cancers qui font des ravages.

Des médecins et des praticiens en médecines naturelles ici en Occident, et même dans nos pays du Maghreb, ont guéri des cas classés comme‘incurables ».

Dans notre modeste pratique, qui allie une formation médicale allopathique (médecine moderne) et les traitements naturels, nous avons eu des résultats spectaculaires, inespérés chez des patients souffrant d’obésité, d’hypertension, d’hypercholestérolémie, de diabète type 2 (ces quatre pathologies vont ensemble en général), ainsi qu’un cas de lupus érythémateux disséminé juvénile, un cas d’Alzheimer (vielle de 84 ans) et un cas de Parkinson (vielle de 78 ans) pour ne citer que ceux-là.
Guérisons obtenues sans utilisation de médicaments chimiques ! Cela rappelle le médecins-chirurgien José Avendano de l’hôpital de Cusco (Pérou) qui a utilisé le chou (pensez-vous, le chou !) comme médicament dans son service hospitalier pendant 10 ans et a guéri de nombreuses pathologies lourdes, « des guérisons 100 % naturelles — l’usage des médicaments ou produits chimiques a été proscrit – bon marché, seulement du chou pour à peine quelques euros au plus et sans effets collatéraux ! » 1

Mais, les gens doivent prendre conscience que leurs santés est d’abord et avant tout entre leurs mains, qu’ils peuvent faire beaucoup de choses, par eux-mêmes, chez eux, dans leur vie quotidienne, et sans médicaments pharmaceutiques, pour éviter ces maladies ou pour les soigner avant même, dans bien des cas, de penser à voir le médecin. C’est bien trop facile, dira-t-on. C’est en fait très facile ! Simplement à la base, il faut :

  1.  prendre conscience de l’importance incontournable de l’alimentation saine, c’est-à-dire naturelle, biologique, non transformée et non polluée par des produits chimiques ;
  2.  avoir le désir, la volonté et la détermination de changer nos habitudes alimentaires et notre mode de vie. La clef de ce changement est la correction nutritionnelle et du mode de vie : sans changement des habitudes alimentaires et du mode de vie, on ne peut pas éviter les maladies chroniques et dégénératives, dites justement « maladies de civilisation ». Nous répétons que la médecine moderne n’arrive pas à enrayer ce type de maladies par les médications synthétiques, ce qui la conduit à les juger comme « incurables ». Peut-être cela convient-il également à Big Pharma, ces compagnies pharmaceutiques occidentales dont le profit se chiffrait à plus de 500 milliards de dollars en 2004). Hippocrate, le « père de la médecine moderne » dit : « Il y a des maladies qui ne se soignent que par l’alimentation », entendons par là une alimentation biologique, saine, non frelatée tel que Dieu l’a créée pour l’humanité. Répétons qu’il dit également : « Que ton alimentation soit ton médicament ».

La réforme alimentaire est l’épine dorsale de notre médecine naturelle. Cette médecine est dite holistique, c.-à-d. qu’elle est la médecine de l’homme total : elle traite l’individu2 en tant qu’un tout organisé fonctionnant en harmonie comme une horloge la maladie comme symptôme n’est pas sa priorité. Elle n’aborde pas le patient comme un ensemble d’organes que l’on soigne séparément (les maladies du foie traitées séparément des maladies de l’estomac, séparément des troubles cardiaques, séparément des conditions neurologiques, séparément des désordres hormonaux, séparément des affections ostéo-articulaires, etc.). Fondamentalement, notre médecine holistique est ce qu’on appelle une médecine de terrain : elle cherche à trouver puis à traiter les causes profondes des déséquilibres de la santé et non pas à soigner les maladies qui sont, en réalité, l’aboutissement final de ces causes. C’est ce qui a fait dire au célèbre docteur Alexandre Salmanoff ci-haut mentionné : « La question n’est pas de trouver un traitement pour une maladie bien définie, mais de restaurer le corps endommagé du patient, indépendamment du diagnostic. »


COMMENT SE TRAITE-T-ON ET COMMENT GUÉRIR ?

Quand on aborde la question de guérir, on est confronté à un grand problème double :
  1. Notre alimentation moderne — on l’a déjà dit — est raffinée, dénaturée, dévitalisée et polluée par les engrais chimiques, les pesticides, les insecticides et les fongicides ; par les colorants de gâteaux et de pâtisserie, les additifs alimentaires de tout genre, y compris les perturbateurs endocriniens (MSG, Bisphénol A, etc.), les métaux lourds : tous énormément nocifs à la santé à plus d’un titre, voire facteurs de cancérisation, de maladies neurologiques… Notre nourriture est déficiente et chimique de ce fait, donc normalement impropre à la consommation : c’est un cocktail explosif dans notre organisme, qui justement mène inévitablement à la dégénérescence du corps humain qui se traduit par les maladies chroniques dégénératives : cancers, polyarthrite, sclérose-en-plaque, Alzheimer, Parkinson, maladies du colon, etc. Il faut donc procéder à une correction de notre nutrition, à une réforme alimentaire comme condition incontournable si l’on veut retrouver notre santé perdue, et en même temps, éliminer de notre vie les facteurs de perturbation : produits chimiques de tous genres à la maison, perturbateurs endocriniens, ondes électromagnétiques… Ce changement doit être à vie si l’on veut bien se porter et éviter les maladies modernes dites de civilisation.
  2. Mais la réalité est que les gens n’ont pas le désir, la volonté et la détermination de changer les habitudes incompatibles avec la nature, incompatibles avec le rythme naturel de la vie, incompatible avec le régime ancestral sain de nos grands-parents, régime oublié ou considéré comme désuet, voire méprisé. Conditionnés à consommer tout et n’importe quoi, les gens préfèrent attendre de tomber malades pour ensuite compter, aveuglément, sur le médecin comme détenteur ultime de la solution miracle à leurs maux, et sur les médicaments de synthèse qui devraient être le dernier recours ou seulement l’acte médical d’urgence. Ceux qui sont dans cette catégorie doivent bien réfléchir aux conséquences… et nous ne pouvons pas les aider.

Les conseils qui suivent couvriront aussi bien les pathologies digestives que bien d’autres ennuis de la santé générale.
Plus précisément les pathologies suivantes : troubles du colon et de l’estomac — gaz intestinaux — cholestérol — triglycerides – hypertension — obésité/surpoids — diabète type 2 — rhumatismes et arthrose — hyperplasie de la prostate — foie gras (stéatose hépatique) — affections de la peau, et bien d’autres symptômes systémiques « bizarres » que la médecine conventionnelle n’a pu élucider.


LES RECOMMANDATIONS

JEÛNE THÉRAPEUTIQUE

Note : N’adoptez pas ce jeûne avant de consulter votre médecin si vous souffrez d’une maladie importante, ou si votre médecin vous a prescrit de ne pas jeûner
Pour commencer une réforme alimentaire, il faut commencer par détoxifier notre corps, « déboucher les tuyaux intérieurs ».
On fait cela avec un jeûne partiel (thérapeutique) de 3 à 56 jours selon sa capacité personnelle. Ce jeûne est très possible et on ne mourra pas de faim : des expérimentations menées depuis les années 1930 ont montré que l’on peut jeûner jusqu’à 45 jours d’affilée juste en buvant uniquement de l’eau… et faire disparaître des maladies jugées incurables.
Même le Cheikh al-Albani est connu pour avoir jeûné pendant 40 jours. Et des patients ont pu guérir la colite ulcéreuse hémorragique, des maladies mentales (schizophrénie, etc.), les maladies ostéo-articulaires en jeûnant pendant un certain nombre de jours.
En 1956 le docteur Bertholet qui a expérimenté ce genre de jeûne jusqu’à 40 jours en prenant uniquement de l’eau, déclara : « Le jeûne est une opération sans couteau, ce qu’il ne guérit pas, rien ne peut le guérir. » Depuis, les études et expérimentations scientifiques qui confirment ces affirmations font légion.
Pendant ces jours de jeûne, ne prendre que :
  1.  Eau minérale : Ajouter à deux litres d’eau un/deux citrons fraîchement pressés (le citron n’est pas acide dans l’estomac). Boire le tout dans la journée (environ un verre de cette eau toutes les heures.
  2.  Jus de légumes : à extraire à l’aide d’un extracteur de jus. Utiliser de préférence : céleri + fenouil + concombre + carotte + persil + 1gousse d’ail. Remplacer le concombre par le chou et/ou la betterave, l’épinard et le cresson en cas d’anémie ou de cancer. Prendre un verre 3 fois/jour et jusqu’à 12 verres en cas de cancer (cure Gerson, cure de Breuss). Extraire le jus fraîchement à chaque fois, car il s’oxyde très vite et donc ne se conserve pas, même au frigo.
Cette approche permet de complètement détoxifier le corps, éliminer les carences dues à une mauvaise alimentation et redonner à l’organisme les moyens physiologiques pour combattre les maladies. Le jeûne thérapeutique prolongé bien mené n’affame pas, il redonne la santé et l’énergie. Au bout de 5 jours, on sera étonné de l’amélioration spectaculaire — je dis bien spectaculaire — de notre santé. On peut refaire ce jeûne à chaque fois que l’on tombe malade ou bien occasionnellement par mesure préventive pour éviter les maladies.

APRÈS LE JEÛNE : Corriger l’alimentation

Cette correction nutritionnelle, on dit aussi « reforme alimentaire », est la condition fondamentale pour que l’on puisse recouvrer une santé perdue. Sans elle, aucun espoir de guérir de ces maladies chroniques invalidantes. Il faut se mettre bien dans la tête que les médicaments du toubib ne changeront rien à vos maladies chroniques ; pire encore, les médications chimiques ne sont pas naturelles à notre organisme (et à celui des animaux) ; notre corps les accepte mal et elles finissent par nous empoisonner, ce qui nécessitera d’autres médicaments qui causeront d’autres effets secondaires pour lesquels il faudra d’autres médicaments et… le malade entre dans le cercle infernal qui peut le délabrer progressivement et mettre fin à ses jours. Ainsi, pourquoi ne pas faire les efforts nécessaires pour revenir à une alimentation naturelle et a un mode de vie tel qu’Allah nous les a prévus alors, comment corrige-t-on l’alimentation ?

1 — Supprimer les Trois Blancs

Ce sont des denrées transformées (action contre les sunan ou lois cosmiques), dévitalisées (contre les sunan), dénaturées (contre les sunan), polluées (contre les sunan)., ce qui en fait les causes premières des maladies chroniques dégénératives.
Les Trois Blancs sont :
  1. Farine blanche : On lui a arraché ses principaux nutriments. Je parle de la baguette, du couscous blanc, du Bercoukès, des macaronis, des spaghettis, etc. Il faut faire l’effort de chercher et trouver (ou faire) de la farine complète et le couscous complet.
  2. Sucre blanc : et les produits dont il fait partie : pâtisseries, confiseries, jus, Gazouz, Pepsi et Coca Cola, etc.Pour sucrer, on peut recourir au miel pur ou au sirop de dattes (pour les gâteaux).
  3. Sel blanc : lui préférer le sel de mer où… du Sahara.

Ces trois denrées ont été raffinées, dénaturées et dévitalisées, dépossédées de plusieurs des minéraux, diastases et vitamines qui en font partie. Elles n’ont donc pas une grande valeur nutritionnelle en réalité et, au contraire, sont devenues les sources fondamentales des dérèglements intestinaux et de l’organisme tout entier. Retourner à ces denrées dans la composition naturelle que Dieu leur a donnée = redonner à votre corps tous les nutriments qui maintiennent votre santé. Si vous dites « où va-t-on les trouver ? », cela veut dire que vous ne voulez pas faire l’effort de penser à quoi faire, car vous n’avez pas vraiment pris conscience de l’ampleur du problème. La transformation par l’homme de ces denrées naturelles de base est en fait un défi au Créateur qui a créé toutes choses dans la perfection à notre intention. C’est comme si on lui disait : « Dieu, tu n’as pas parfait les choses que tu as créées ; nous savons mieux que toi et nous allons les transformer à notre façon. Il va sembler bizarre à certains que l’on puisse raisonner de cette manière, et pourtant c’est là le fond du problème : Dieu a créé l’univers et lui a mis en place les sunan, ces lois cosmiques de la Création, pour le régir. Ce sont des lois naturelles que l’être humain ne peut changer. Si on tente de les transgresser, on paie le prix : par exemple, qui tenterait de sauter du 14e étage ? On ne le fait pas parce que la loi de la pesanteur est une loi cosmique (sunna kawniya) que personne ne peut transgresser.

2 — Donner la priorité aux légumes

Crus en salade, en soupe/potage, cuits-vapeur, en ragoûts.

Les crudités doivent constituer 70 % de nos repas : il s’agit de préparer des salades variées avec des légumes aussi importants que la betterave, la carotte, le cèleri, la tomate, l’oignon, l’ail, le navet, le chou. Les 30 % restant peuvent se composer de :

  1. Légumes cuits vapeur et servis avec citron/vinaigre de pomme et huile d’olive non transformée, ou bien sautés (plutôt que frit) dans un peu d’huile d’olive. Il faut penser aux pommes de terre en robe des champs, au chou, chou-fleur, céleri, poireau
  2. ragoûts (djouaz, tadjines) cuit dans très peu d’huile d’olive et pas trop longtemps ;
  3. plats cuits au four.
  4. Viande plutôt blanche que rouge, biologique autant que possible. En consommer peu à cause des produits chimiques cancérigènes utilisés dans l’élevage des volailles et des vaches (voir le rapport de l’OMS — Centre international de Recherche sur le Cancer — concernant la viande rouge et les viandes rouges transformées, 26 octobre 2015). Préférer à la viande, dans la mesure du possible, les poissons, surtout les gras (sardines, hareng, thon, etc.).

3 — Les épices

Ils sont d’une importance capitale : surtout cannelle, girofle, gingembre, cumin, carvi et curcuma. Leur utilisation quotidienne dans l’alimentation est un très bon préventif du des maladies digestives et du cancer entre autres. Pour plus d’information sur les épices, voir mes émissions Dwakoum fi Yeddikoum (Almagharibia channel/Playlist/Dwakoum fi Yeddikoum).

4 — Le cas du chou : médecin du pauvre

NOTE : Les personnes souffrant d’insuffisance thyroïdienne doivent utiliser le chou avec précaution, ou consulter d’abord leur médecin, car il peut freiner la glande thyroïde.

Les propriétés thérapeutiques du chou sont innombrables et nous ne pouvons ici que vous donner les principales. Consulter des livres pour plus de précision.

Ce qu’il faut retenir du chou en priorité :

C’est un GRAND et TRÈS IMPORTANT reminéralisant, reconstituant, réparateur général à essayer dans toutes les affections chroniques et dégénératives, prises intérieurement en salade, en jus fraîchement extrait à la centrifugeuse, ou en application externe en sur les affections de tout genre.

C’est un remède à une multitude de désordres et de problèmes de santé :

  • Affections digestives : ulcères gastriques et du duodénum, indigestion, colite, gastrite, etc.
  • Également : fatigue générale, diabète, anémie et une foule d’autres déséquilibres de santé.
  • Concernant la colite (ulcéreuse ou non), le Dr Jean Valnet propose ce qui suit :
    en application externe, 3 ou 4 épaisseurs de feuilles sur le ventre chaque soir, à garder toute la nuit. Intérieurement, on prend 1, 2 ou 3 verres par jour entre les repas jusqu’à la cessation des symptômes. Poursuivre aussi longtemps que nécessaire. Mais si la durée dépasse un mois, faire une pause d’une semaine puis reprendre jusqu’à amélioration. On peut mélanger le jus de chou avec le jus de carotte pour en améliorer le goût.
  • Problèmes hépatiques et vésiculaires, cirrhose hépatique :
    stimulant dans l’insuffisance hépatique, apaisant les douleurs dans les coliques et favorisant l’élimination dans les troubles de la vésicule biliaire. Appliquer sur la région du foie 3 ou 4 épaisseurs la nuit et maintenir jusqu’au matin. En applications externes, le chou décongestionne et rétablit la circulation sanguine là où les feuilles sont appliquées (foie, cœur, bas ventre, pancréas, etc.).
  • Rhumatisme, goutte, varices, douleurs musculaires, hémorroïdes, lumbago, sciatique :
    prendre 4 ou 5 feuilles, enlever la cote centrale et les repasser rapidement avec un fer à repasser ensuite les appliquer chaud sur l’endroit affecté et les maintenir en place pendant quelques heures (ou bien toute la nuit).

MÉTHODE : 

  1. En cuisine : ne pas faire bouillir le chou dans l’eau. Par contre, l’utiliser en salade finement coupé avec huile d’olive et citron.
    On peut le faire cuire à la vapeur douce sans trop cuire ;
  2. Le prendre en jus (fraîchement extrait à chaque fois — un/deux verres par jour). À couper avec du jus de carotte et quelques gouttes de citron si vous trouvez le goût insupportable.
  3. À l’extérieur en cataplasme sur les blessures, endroits enflammés3 ou douloureux, les congestions pelviennes (métrites, règles douloureuses, etc.) : Enlever la cote centrale de trois à cinq feuilles, les repasser au fer et les placer sur les endroits affectés. On peut aussi les ébouillanter quelques minutes dans de l’eau très chaude avant de les utiliser. Dans ce dernier cas, utiliser les feuilles de chou le soir et maintenir toute la nuit ; répéter jusqu’à obtention des effets voulus.
  4. Pour les masques de beauté (femmes et hommes !), faire des cataplasmes de chou pillé et les maintenir toute la nuit (visage/coup, etc..) ; pour les affections de la peau, recourir aux lotions de suc de chou pour baigner les parties affectées.

5 — L’Oignon

Grand stimulant général (nerveux, hépatique, urinaire) ; régulateur de la glycémie (antidiabétique), dépuratif, décongestionnant pelvien (anti-prostatique — voir plus loin la recette), entre autres effets.

MÉTHODE : Son acide phosphorique fait pleurer, mais c’est lui qui pénètre dans le sang et aide à le purifier des bactéries diverses et autres déchets qui s’y accumulent.

6 — L’huile

Celle du commerce (l’huile « sans goût », etc.) a été dénaturée pour lui permettre de ne pas s’altérer à l’air, à la lumière et à la chaleur lors du stockage. Mais comme telle, elle ne convient pas à notre organisme. Donc utiliser très peu d’huile pour la cuisson — si vraiment on ne peut pas s’en passer.

Par contre, deux cuillerées 3 fois/jour d’une huile d’olive de qualité, non raffinée, doivent être utilisées directement dans votre propre assiette une fois votre repas servi. De cette façon, l’huile d’olive est d’un grand bénéfice pour la santé.

7 — Les boissons gazeuses et jus du commerce :

Pleins d’additifs chimiques entre autre.
Les éviter, car ils détraquent le système digestif et polluent l’organisme à long terme.

Préférer de la limonade fraîche au citron, à la cannelle, au gingembre, etc. (les recettes algériennes et maghrébines anciennes existent et sont excellentes pour le système digestif en particulier — à vous de les faire revivre.) – Jus fraîchement exprimé de carotte : 1 ou 2 petits verres/jour loin des repas. À alterner avec les autres jus de légumes si vous en prenez.

8 — Repas :

En résumé, donner la place de choix aux : salades très variées (incluant le chou) + citron + huile d’olive.

  • Le petit déjeuner : dois, normalement, être le repas principal, un repas copieux ; c’est l’essence pour le « voyage » de la journée : céréales complètes fraîchement moulues, crues ou cuites, fromage blanc maigre, huile d’olive bio, noix, noisettes, fruits de saison ;
  • Déjeuner : Djouaz/grillades + grande salade variée avec huile d’olive et citron ;
  • Dîner : très léger, car on n’a pas besoin de « remplir l’essence » pour aller dormir et quand le corps est fatigué. Donc bouillon léger (comme décrit plus bas) + fruits de saison — et pas plus tard que 18 – 19 heures si possible. Ceci est particulièrement recommandé à ceux qui ont dépassé la cinquantaine.

PROSTATE : l’hyperplasie bénigne de la prostate

L’hyperplasie ou « gonflement » de la prostate est très courant principalement après la soixantaine. Voici un remède facile à faire et à utiliser. Il décongestionne la prostate et vous vous sentirez mieux. Mais il ne dispense pas du médecin :
Prendre sept (7) oignons de taille moyenne avec leur peau (ne pas les éplucher). Entiers ou coupés en deux n’ont pas d’importance. Vous les faites bouillir dans un litre et ¼ d’eau à feu doux pendant 20 minutes. Boire tout le liquide dans la journée. Répéter l’opération pendant 3 – 5 jours.


EN GÉNÉRAL

  • Précéder chaque repas, si possible, par un grand verre d’eau chaude (5 min avant le repas) ;
  • Diminuer la consommation de pain, même complet ;
  • Éviter les conserves autant que possible ;
  • Privilégier les salades et légumes crus (environ 60 %) et cuisson à la vapeur/au four/en grillade/en ragoûts (40 %) ;
  • Citron + huile d’olive tous les jours ;
  • Djouaz varié cuit avec très peu d’huile d’olive, plusieurs fois/semaine surtout pour le déjeuner. Surtout ne pas trop cuire (20 min) et à feu doux ;
  • Poulet cuit/rôti ou poisson 1 ou 2 fois/semaine. Peu de viande ;
  • Fruits autant qu’on peut se permettre ;
  • Épices importantes : Habbat Hlawa, Qarfa, Qrounfoul, Zandjabil, Korkom, Kemmoun, Besbès, Carouiya, Felfel Akhal… en fait, toutes les épices de Rass-El-Hanout ;
  • Bouillon de céleri + poireaux + oignons + carottes + navets + persil + épices. Surtout pour le dîner pour que le réveil soit facile le matin ;
  • Prendre le temps de manger, d’apprécier ce que l’on mange ;
  • Ne pas manger lorsqu’on est en colère, sous stress ou sous un choc émotionnel : boire de l’eau froide plutôt.
  • Eau : Boire 2 litres d’eau au moins/jour, additionnés de citron fraîchement pressé.
  • Coucher : Pas plus tard que 23 heures, car cette heure est importante pour un sommeil réparateur.

PLANTES MÉDICINALES

  • Tisanes en décoction : (un jour sur deux) : Faire bouillir 15 min 2 s bâtons de cannelle (Qarfa) + deux clous de girofle (qrounfoul) dans un litre d’eau. Boire le tout en 4 fois dont une au coucher (normalement sans sucre, mais si on aime les boissons sucrées, utiliser un bon miel).

À alterner avec :

  • Tisane en infusion pour le soir : (un jour sur deux) : Mettre une cuillerée à café d’un mélange de camomille (babounedj), de lavande (khuzama) et de basilic (hbaqq) dans une tasse. Verser de l’eau bouillante ; couvrir et laisser infuser 8 min ; passer et boire. 3 fois/jour loin des repas dont une au coucher ; voir un herboriste localement pour vous conseiller des plantes du pays.

Également pour bien digérer et perdre des kilos :

  • Tisane des quatre graines « chaudes » : Habbat Hlawa (anis) + Kemmoun (cumin) + karwiya (carvi) + Bèsbès — 5 g de chaque à faire infuser une heure dans un litre d’eau bouillante. Prendre 3 – 4 tasses/jour.

Note : Tisane à utiliser 3 à 4 fois par jour et surtout lors d’un jeûne thérapeutique.
Résultat : perte de poids et autres soulagements.

Ce sont-là des conseils de base très efficaces. Si vous les suivez proprement, votre santé s’améliorera très vite — wa al-chifa’ min « indi Allah.
Si, malgré tout, après trois semaines cela ne marche pas pour vous, il vous faudra une consultation et une prescription bien personnalisées.


MOT DE LA FIN

Si vous avez bénéficié de ces conseils, écrivez – nous pour partager votre expérience avec les téléspectateurs d’Al-Magharibia et surtout, faites-nous des du’as. Mais ayons tous conscience du fait que dans le Coran, Allah nous dit : “En vérité, Dieu ne change rien à l’état d’un peuple jusqu’à ce qu’il change ce qui est en lui-même.”

Bonne santé.


L’émission Dwakoum fi Yeddikoum sur la chaîne Almagharibia est diffusée chaque vendredi à 15h.30 (heure de Londres) et répétée plusieurs fois dans la semaine. Toutes les émissions enregistrées peuvent être consultées sur le site internet de la chaîne.
La chaîne insiste sur le fait que l’émission ne vise pas à donner des ordonnances personnalisées, car toute ordonnance est strictement personnelle et, de ce fait, nécessite une consultation en bonne et due forme du patient chez un praticien qualifié en médecine naturelle. Que cela soit bien clair, s’il vous plait!


Wa Allahu Huwwa al — Chaafi
Rachid Messoudi
Phytothérapeute clinique Londres

Avicenna Clinic of Medical Herbalism
Finchley House, 707 High Road, London N12
0BT, United Kingdom
Email: [email protected]
www.alternatives-in-healthcare.co.uk



  1. Texte de présentation de la conférence de Dr. José Avendano. Vendredi 26 juin 2015 à 19h00. Université de Liège, Faculté de Philosophie, des lettres et des arts. Voir site: http://www.medicatrix.be/conference-medecine-naturelle-perou/
  2. Du Latin individuum, celui qui est « indivisible »
  3. Le chou peut dans certains cas exacerber l’inflammation. Si cela s’avère être le cas, arrêter son utilisation.

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3 réponses

  1. Mnif dit :

    Bravo à ce que vous avez donné comme conseils
    Je sais qu’il n’ y’a pas d’interférence entre les plantes mais pouvez me dire quelle plante peut rendre plus efficace ou moins efficace l’effet d’une autre plante ?

  2. isallen dit :

    Bonjour,
    Je ne peux m’aventurer à jouer au docteur pour vous conseiller…

    Nous avons reproduit dans cet article les conseils du docteur Rachid Messaoudi… Vous trouverez ses vidéos sur YouTube… La chaine d’Elmagharibia.

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