Flore et faune de la Kabylie

Oliviers en avant-plan du mont Lalla Khadidja
Oliviers en avant-plan du mont Lalla Khadidja

Flore et faune : En raison des différences topographiques et climatiques dont elle est le cadre, la Kabylie possède une grande diversité d’espèces dont certaines sont endémiques. Elle abrite trois des huit parcs nationaux de l’Algérie septentrionale : le parc national du Djurdjura, le parc national de Gouraya, à l’ouest de Béjaïa, et le parc national de Taza, sur la Corniche kabyle, entre Béjaïa et Jijel. Ces aires protégées ont été classées par l’UNESCO dans les « réserves de biosphère mondiales », zones modèles conciliant conservation de la biodiversité et développement durable.

Agwelmim Aberkane

Agwelmim Aberkane

Les montagnes et les forets

La végétation, principalement méditerranéenne, prend les formes du maquis et de la forêt. Celle du parc du Djurdjura se compose en majorité d’une combinaison, variable selon l’altitude, de chêne vert et de cèdre de l’Atlas. Elle illustre les trois types d’essences méditerranéennes qui composent les forêts kabyles : essences à feuilles persistantes, dont les principales sont le chêne vert, le chêne-liège et le houx ; essences à feuilles caduques, au nombre desquelles l’érable à feuille obtue, l’érable de Montpellier, l’érable champêtre, le merisier et le chêne zéen ; essences résineuses, telles le cèdre de l’Atlas, le pin noir, le pin d’Alep et l’if. Les forêts qui constituent le parc, comme celles d’Aït Ouabane et de Tigounatine, comptent parmi les plus riches de la région. On retrouve dans le parc de Taza le chêne zéen et le chêne-liège, qui constituent avec le chêne afarès les essences principales de la forêt de Guerrouche.

Le parc de Gouraya se singularise par la présence d’euphorbes, espèce très menacée ; on y trouve également des formations de garrigue où se côtoient le chêne kermès et l’olivier sauvage, accompagnés de quelques spécimens de pin d’Alep, de genévrier et d’absinthe.

Les Aiguades

Les Aiguades

S‘agissant du chêne-liège et dans un pays qui représente lui-même plus de la moitié de la superficie occupée par cette essence sur la rive sud de la Méditerranée, la Kabylie et l’ensemble du Nord-Est algérien constituent la région des plus grandes subéraies : elles s’y étendent, le long du littoral, depuis Alger jusqu’à la frontière tunisienne et du bord de mer jusqu’à 1 200 m d’altitude. La seule wilaya de Jijel peut atteindre jusqu’à 50 % de la production nationale de liège.
Macaque berbère en forêt

Les massifs kabyles abritent de nombreux mammifères sauvages parmi lesquels le macaque berbère (ou singe magot), espèce endémique d’Afrique du Nord, la mangouste, le chacal doré, la genette, le porc-épic, le sanglier et le chat sauvage ; la hyène rayée, la belette, le renard roux, le lièvre brun et le hérisson d’Algérie sont signalés dans les parcs du Djurdjura et de Taza, le lapin de garenne à Taza et Gouraya et le lynx caracal à Gouraya et dans le Djurdjura, où la présence du serval est également probable.

Macaque berbere dans le parc national du Djurdjura

Macaque berbere dans le parc national du Djurdjura

La faune

Les sommets de la région sont le gîte de plusieurs espèces de rapaces dont l’aigle de Bonelli, le vautour fauve, la chouette hulotte et le hibou grand-duc ; dans le Djurdjura se rencontrent encore le gypaète barbu et le percnoptère d’Égypte ; l’aigle royal et le faucon crécerelle, également présents à Taza ; et la buse féroce, signalée aussi à Gouraya. Les hauteurs de Petite Kabylie abritent en outre la sittelle kabyle, espèce de passereau endémique qui n’a été découverte qu’en 1975, sur le mont Babor, et retrouvée plus récemment, en 1989, dans la forêt de Guerrouche. La salamandre algire, amphibien vulnérable, est présente dans le parc du Djurdjura.
Les eaux littorales kabyles présentent également une faune et une flore remarquables. L’aire marine du parc de Gouraya abrite quatre espèces protégées de mammifères marins : marsouin et dauphin communs, dauphin souffleur et cachalot ; ses fonds recèlent six paysages d’intérêt international : encorbellements à Lithophyllum lichenoides (en), trottoirs à vermets (en), bourrelets à Corallina elongata (en), forêts à Dictyopteris membranacea, herbiers tigrés à Posidonia oceanica et récifs-barrières à Posidonia oceanica.

Les eaux adjacentes au parc de Taza incluent le « banc des Kabyles », classé « aire spécialement protégée d’importance méditerranéenne » (ASPIM) par la convention de Barcelone : riches d’une communauté de corail en bon état de santé, elles abondent en plusieurs des espèces menacées répertoriées dans le cadre de la convention, ainsi qu’en espèces « bio-indicatrices » des eaux non polluées.

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1 réponse

  1. LYLYDJOUDJOU dit :

    VOUS AVEZ JUSTE COUPIER LES INFORMATIONS SUR LA FAUNE DE LA KABYLIE DE WIKIPEDIA

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